lundi 28 février 2022

Peu à peu, les masques commencent à tomber...

Au regard de l'actualité sanitaire, on pourrait penser que cet article est lié à l'allègement des protocoles se rapportant au COVID-19, puisque depuis aujourd'hui il est possible de tomber le masque dans les lieux où pass vaccinal est demandé. Mais tel n'est pas le cas, il s'agit ici d'un simple clin d'oeil. A la vérité c'est du populisme et de ses dérives dont je veux parler.

Le monde civilisé tel que nous le connaissons est actuellement en pleine mutation. Réchauffement climatique, crise sanitaire liée au COVID-19 et maintenant guerre en Ukraine viennent bousculer nos habitudes et notre quotidien. Qu'on le veuille ou non.

Dans ce contexte maussade, voire catastrophique selon les points de vue, il y a au moins une bonne nouvelle sur le plan politique. les crises majeures ont ceci de particulier qu'elles permettent de faire tomber les masques des populistes. Face à un problème mineur, il est facile de le nier ou de le sous-pondérer. 

Il est commode de prétendre que le réchauffement climatique n'existe pas. Cela évite de remettre en cause notre mode de vie. Le confort dans lequel nous nous sommes engoncés peut durer encore un peu, permettant au passage à certains privilégiés de continuer à jouir de leur situation avantageuse. 

Il est facile de prétendre que si l'on est élu président on triplera le salaire des enseignants d'un coup de baguette magique. Celui qui ne tient pas les cordons de la bourse peut faire toute les fausses promesses qu'il veut.

Il est facile de hurler que nous vivons sous une dictature liberticide du fait de l'instauration d'un pass sanitaire. Tant pis pour les milliers de morts que l'on pourrait avoir sur la conscience, tant que l'on parle de nous et que l'on occupe l'espace médiatique. 

Il est facile de prétendre que Vladimir Poutine est un président respectable et que la Russie est agressée par l'OTAN. La poigne d'un homme fort et implacable a ceci de particulier qu'elle fascine les simplets, les cyniques, les pleutres et les faibles qui se rêvent grands dès la première poignée de main venue. Sans parler des corrompus.

Mais face à une crise majeure qui nous pète à la face au point qu'on en ressent immédiatement les conséquences, les discours fantasques se heurtent à l'implacable mur de la réalité. Et c'est alors que les masques du populisme commencer à tomber, permettant de voir les visages hideux de ceux - parfois parfaitement maîtres de leur communication - qui avançaient en vitupérant et en se prétendant beaux. Voilà là la seule bonne nouvelle majeure du moment : la succession de crises révèle au grand public le vrai visage des uns et des autres, disqualifiant progressivement mais inexorablement les populistes et leurs affidés. 

A mesure que le temps a passé, on a pu constater que le Pr Raoult, autoproclamé sauveur du monde n'aura au final guéri personne avec ses protocoles pseudo-scientifiques. Si l'on excepte la poignée d'obtus complotistes qui l'auront idolâtré tout du long de la crise du COVID-19.

En décidant de s'attaquer à l'Ukraine, Vladimir Poutine, l'homme le plus riche et le plus puissant du monde, vient de commettre une erreur stratégique majeure dès lors que le conflit s'enlise, car pour la première fois, il se heurte enfin à ce même mur de la réalité qu'il était parvenu à esquiver au moyen d'une politique extrêmement agressive, d'une propagande tous azimuts et d'une réécriture culottée de l'histoire jusque là trop mollement contredite par ses adversaires.

En admirant et en chantant les louanges de Vladimir Poutine depuis des années, les candidats à la présidentielle de premier plan que sont Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Eric Zemmour se sont durablement discrédités au yeux des français dès l'instant l'autocrate russe a fait le choix unilatéral de la guerre en Ukraine, brandissant ostensiblement la menace nucléaire au risque d'une escalade militaire vertigineuse qui pourrait embraser tout l'Europe. A ce stade, nous ne sommes plus dans l'incident diplomatique ni dans le malaise. La peur, la vraie, est entrée dans nos pensées. Et cette peur se traduira immanquablement par un vote sanction dans les urnes dans 40 jours au soir du premier tour de la présidentielle contre ceux ayant fait preuve d'un tel manque de discernement face à la menace poutinienne.

Ce même mur de la réalité est en train de se rapprocher à grande vitesse de nous s'agissant du réchauffement climatique en cours. Lobbyistes cyniques, populistes obtus ou corrompus, simplets vitupérant : ceux qui entravent les mesures d'urgence qui doivent être prises pour stopper la catastrophe imminente vont peu à peu devenir inaudibles à mesure que les prévisions pessimistes modélisées via un consensus scientifique est (malheureusement) corroboré par les faits. Espérons juste qu'à ce moment-là il sera encore possible d'agir efficacement. Dans tous les cas, ce sera probablement très douloureux pour l'humanité toute entière. Mais ceci est une toute autre histoire.






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