La République en Marche est un vrai bébé en politique. Balbutiant et maladroit. Il suffit pour s'en convaincre de regarder les conditions de l'annonce de la liste du mouvement présidentiel en vue des élections européennes.
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| Je bafouille et je me trompe, je suis Stéphane Séjourné ! |
Si sur le plan individuel, on peut pointer du doigt le manque de carrure de Stéphane Séjourné, on se gardera toutefois jeter le bébé avec l'eau du bain et de qualifier l'ensemble d'amateurisme. Car pour ce qui est du fond, il y a probablement aujourd'hui au sein de cette formation une manière de faire de la politique moins formatée que ce qui se fait du côté de la concurrence et au delà d'une situation cocasse, on gardera à l'esprit que le paysage politique français est en totale recomposition depuis près de deux ans. La tendance demeure porteuse et on est loin d'assister à un épiphénomène pour le moment. Bien au delà des estrades, il faut reconnaitre que tout s'effondre ou presque autour de la République en Marche... y compris le score des formations politiques traditionnelles adverses : extrême gauche, gauche et droite classique sont aux abois depuis l'onde de choc de la présidentielle de mai 2017.
Gageons que les français sauront pardonner ces quelques erreurs de jeunesse à un mouvement politique né pour pérenniser le courant macronien et qui se présente pour la première fois à des élections européennes. Il faudra toutefois que La République en Marche trouve en son sein des figures de proue autrement plus pêchues que Stéphane Séjourné. A court terme, c'est loin d'être gagné et il faudra que l'actuel président déniche des perles plus scintillantes dans son lagon turquoise. Mais rien n'est impossible, en politique.

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